Dans le cadre militant, je suis pour la violence. Mais c’est un peu vague de dire ça, non ? De quelle violence parle-t-on ?

Bien sûr, je suis pour le sabotage, à la condition que ce soit réalisé intelligemment, sans flouer trop de personnes dans l’histoire (sauf les exploiteureuses, héhéhé). Mais je suis contre la violence envers autrui, qui s’avère souvent blesser gravement ou carrément tuer des gens, même si des bleus ne me dérangent pas, ni déchirer une chemise si vous voyez où je veux en venir. Les bousculades, ça vaaaaa (c’est Géraaaaard – ah non, pardon, je me suis trompée de sujet).
Bref, dans les très bon livres qui parlent de violence (comme celui de Peter Gelderloos), l’argumentaire pour la violence est toujours très bien mené mais il manque toujours quelque chose qui empêchera un éventuel coup de cœur : c’est de catégoriser les violences. De leur apporter un certain degré. D’en condamner certaines et d’autres non. C’est un exercice assez périlleux, je l’admets. Mais il doit être réalisé. Ça amènera des débats difficiles mais sains dans la sphère militante. Ça doit être abordé sans tabou.
Là, nous sommes dans un flou qui peut amener à tout et n’importe quoi. Et c’est pas la peine de dire que c’est évident qu’on ne parle pas de meurtres (politiques) quand on valorise à côté la guerre d’Algérie sans mentionner qu’il y a eu ce genre de violences des deux côtés. Ça parle souvent des exactions de l’OAS, de la France mais pour celles du FLN, c’est minimisé. Après tout, elles étaient nécessaires, non ? C’était pour la décolonisation, c’était important, nécessaire pour la justice sociale (insérez smiley qui lève les yeux au ciel). On ne fait pas n’importe quoi, bon sang !
Les Palestinien·nes semblent l’avoir compris mais avec toute la violence qu’iels se prennent à Gaza mais aussi en Cisjordanie, il est bien probable que ce soit terminé pour une grande partie d’entre elleux. Dramatique mais hé… Certain·es Israélien·nes l’auront voulu. Pour les personnes israéliennes qui combattent ce système, ça va mal se passer et j’en suis désolée, ce ne sera pas mérité mais vous avez des compatriotes matrixés par la propagande…
Bref, vous devez avoir compris mon point de vue, qui n’est pas non plus un éloge de la non-violence (faut pas déconner).
Mais clairement, on gagnerait à avoir ce genre de débats. Et arrêtez d’être aussi frileux·ses sur les réseaux sociaux quand je parle de violence envers autrui quand il s’agit de se défendre face à celle des fachos. C’est juste la vérité, qu’elle vous plaise ou non. « T’es pas fan d’Albert Camus, toi ? » Si, mais il était pas du genre à tendre l’autre joue. Après, si ça vous répugne autant, ok, mais faudra pas venir chouiner quand ils gagneront.
La violence envers autrui quand on nous attaque de cette même façon, c’est assez légitime. « On a la puissance du nombre » C’est sûr qu’elle va servir à quelque chose, là, si on reste pacifiques /rolling eyes/
Il devient urgent d’aborder ce sujet sérieusement.